J’ai d’abord été interpelée par le titre : des « meurtres qui font du bien » ? dans une collection qui s’intitule « Les meurtres zen » ? Avouez que ce n’est pas banal !
Björn est l’avocat sans scrupules de Dragan, un mafieux. Lorsque la femme de Björn le place devant un ultimatum – changer profondément de vie ou renoncer à voir sa fille – Björn ne perçoit pas tout de suite l’opportunité qui lui est offerte. C’est en consultant un psy, spécialiste de la pleine conscience, que Björn apprend peu à peu à voir les situations différemment… et à commettre des actes répréhensibles – pour la bonne cause.
Si vous aimez les romans second degré et l’humour noir, vous allez adorer ce roman complètement barré, où un avocat commet les pires méfaits pour passer du temps avec sa fille et appliquer les principes de la pleine conscience dans toutes les situations.
(Petite parenthèse sur le sujet : j’ai enfin compris ce qu’est la pleine conscience!)
L’histoire est déjantée à souhait, on se demande à chaque chapitre ce que l’avocat va inventer comme nouvelle interprétation très personnelle de la pleine conscience !
Ce n’est pas un roman d’enquête car le lecteur est omniscient et connaît tout ce que trame l’avocat. Le suspense réside plutôt dans les trouvailles que l’avocat utilisera pour se sortir de situations de plus en plus rocambolesques – je vous laisse lire les passages sur les places en école maternelle…
La publication du deuxième tome en France est déjà annoncée pour 2023 ; je le lirai volontiers, curieuse de voir comment (et pour quels motifs saugrenus) Björn va à nouveau frapper.
Le Cherche Midi, 400 pages, 19,90€
« Son Espionne royale » fait partie de ces lectures réconfortantes, que j’aime avoir sur ma table de chevet. Je l’avais acheté dès sa sortie, puis gardé « sous le coude » , et j’ai pris un grand plaisir à le lire ces jours-ci.
Les années ont passé. Diana Mitford, qui n’était qu’un personnage secondaire des précédents tomes, est devenue une jeune femme. Mariée à Bryan Guinness, elle mène une existence aisée, mais se retrouve indirectement liée, à plusieurs années d’intervalle, à plusieurs morts. Si la première avait été clairement identifiée comme accidentelle (la chute mortelle d’une jeune serveuse), la mort suivante, celle d’un ami du couple, paraît plus suspecte.
Dans cette collection éclectique d’adaptations en BD de romans d’Agatha Christie, celle-ci est l’une des meilleures. On retrouve tous les « codes » du roman d’Agatha Christie (des fausses pistes aussi nombreuses que les personnages) dans une version joliment dessinée et aussi claire dans les illustrations que dans le texte. Ainsi, même si le lecteur peut soupçonner plusieurs personnages au fil de sa lecture, il progresse pas à pas ; les noms ou fonctions des personnages sont rappelés autant que nécessaire pour ne pas tout mélanger.
Quel talent !
Cette série d’adaptations en BD de l’oeuvre d’Agatha Christie est originale ; car en faisant appel à des scénaristes et des dessinateurs différents, elle propose des adaptations aux ambiances variées. Dans « Drame en trois actes », la couverture est assez sombre, et le personnage d’Hercule Poirot ne ressemble pas tout à fait aux dessins de l’intérieur, ce qui est un peu étrange. A noter aussi, le choix du clap de cinéma, alors que les « trois actes » du titre sont évidemment une référence théâtrale plus que cinématographique…
Un bon livre en appelle toujours un autre, je ne cesse de le répéter. La lecture mène à la lecture. J’avais adoré «
Le point de départ des romans de David Foenkinos est souvent très original, le pitch me fait souvent envie. Ce roman-là n’échappe pas à la règle : un écrivain en mal d’inspiration décide de prendre pour personnage de son prochain roman la première personne qu’il croisera dans la rue ! Le destin met sur le chemin de l’écrivain une vieille dame, Madeleine, qui lui présente très vite le reste de sa famille. Voilà donc notre auteur au milieu de la famille Martin.
Ainsi s’achèvent les 4 tomes de cette saga qui trouve ses racines dans l’horreur (la fuite de l’Autriche pour échapper aux nazis) et s’est construite sous le soleil dominicain.