J’ai vu plusieurs fois, il y a longtemps, les films « Jean de Florette » et « Manon des sources » avec Yves Montand, Gérard Depardieu, Daniel Auteuil, Emmanuelle Béart… Pourtant il a fallu attendre que je regarde la première version de « Manon des sources », avec Jacqueline Pagnol, pour avoir envie de lire les romans.
Au départ, d’ailleurs, il n’existait que le film « Manon des sources », et la genèse avec l’histoire du père (Jean) y est incluse et racontée au passé. Les livres ont été écrits plus tard.
Je pensais tout savoir de l’histoire, et pourtant j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce texte. J’ai aimé cette Provence indissociable de Pagnol, ses figuiers, ses amandiers, et ses vieilles bâtisses. J’ai eu chaud sous le soleil d’août, et attendu avec Jean la pluie salvatrice. C’est un beau texte, qui se lit facilement et dépayse le lecteur dès les premières pages. Les personnages sont fascinants et entiers, solides et simples comme les pierres de leurs bâtisses.
L’histoire est celle de Jean, dit Jean de Florette car sa mère s’appelait Florette. Il hérite d’une vieille maison délabrée, les Romarins, sur les hauteurs du village des Bastides blanches. Or cette maison, si elle n’a guère de valeur, est entourée de terres sur lesquelles Ugolin rêve de faire fortune en cultivant des oeillets. Alors avec son Papet, son vieil oncle, il bouche la source avoisinante, réduisant à la sécheresse la terre de Jean de Florette.
Je n’ai pas pu m’ôter de l’esprit Yves Montand en Papet intransigeant et calculateur, Daniel Auteuil en Ugolin soumis (même si son amitié avec Jean me paraît plus marquée dans le livre) et Gérard Depardieu en Jean de Florette, citadin instruit qui fait des plans et des calculs, et se rêve en fermier.
J’ai tout aimé dans ce livre ; aussitôt refermé, je débute déjà la lecture de « Manon des sources ».
Grasset, coll. Fortunio, 288 pages, 8€
Nul n’a oublié Rosemary, jeune femme pleine de vie, qui s’est pourtant donné la mort. Près d’un an plus tard, son mari, sa sœur, ses prétendants, ne l’ont pas oubliée. Avait-elle une double vie, des secrets bien gardés ? Qu’est-ce qui a pu la conduire au suicide ? Et après tout : s’est-elle vraiment suicidée ?
Le Livre de poche, 256 pages, 6,40€
Ce livre est une déclaration d’amour à Agatha Christie.
Je ne vous présente plus Agatha Raisin, ancienne business woman dans la communication, reconvertie en détective dans les Cotswolds. Avec ce 32
Je suis tellement contente à chaque fois qu’un nouveau tome des enquêtes du Commissaire Dupin est publié ! Je suis toujours sûre de passer un bon moment, dans une Bretagne charmante et intrigante, magnifiée à travers les yeux de Dupin, le Parisien installé depuis maintenant dix ans en terre bretonne.
Feuilleter ce livre m’a tout de suite envie de le lire. Quel était donc cet étrange objet littéraire non identifié, ni roman, ni bande dessinée, ni vraiment roman graphique… inclassable, quoi. Une preuve ? Les personnages sont… des ronds.
J’avais beaucoup aimé la lecture de «
Je continue le #readChristie2023, et pour le mois de mars et le thème de la peur, j’ai suivi la recommandation de lecture : « La plume empoisonnée ».
1930. La crise économique fait rage, et oblige les Meltzer à revoir leur train de vie. L’usine ne tourne plus qu’à moitié, l’atelier de Marie accumule les impayés. Paul est au bord de l’épuisement. Lisa est devenue mère plusieurs fois, et a pris la tête de l’organisation de la villa, tandis que Kitty garde son inépuisable enthousiasme.
Avant de commencer la lecture de ce troisième tome, je craignais que l’auteure, pour relancer l’histoire, nous fasse faire un bond dans le temps et passe à la génération suivante de personnages (les enfants de Paul et Marie, ceux de Kitty). Mais le roman commence en 1920 (et non 1923 comme le mentionne la 4