Je gardais un souvenir mitigé de la lecture des deux premiers tomes de la série « Son espionne royale… » mais j’ai persévéré ! Il se trouve que je regarde en ce moment la série « The Crown » sur la reine Elisabeth II et, ô hasard, elle apparaît justement dans ce troisième tome – elle n’est encore qu’une petite fille, son père n’est que le second fils du couple régnant, et rien ne la prédispose donc directement à devenir la future reine d’Angleterre. Bref, cela m’a amusée de retrouver des personnages (le Prince de Galles et sa maîtresse Wallis Simpson notamment) que je venais de voir dans la série.
Revenons à l’histoire. Georgie, alias Lady Georgiana de Rannoch, née de sang royale mais très loin dans l’ordre de succession au trône, est toujours en quête d’idées pour gagner de l’argent – la noblesse n’étant pas toujours synonyme de richesse. Inspirée par une anecdote racontée par son amie Belinda, elle décide de proposer ses services comme dame de compagnie pour des hommes séjournant seul à Londres. La chaste Georgie est loin d’imaginer que sa démarche va être mal interprétée !
L’histoire aurait pu mal tourner, et pour éviter que le scandale ne s’ébruite, Georgie accepte de rendre un service à la police et de partir au Château de Rannoch ; près de Balmoral, elle pourra ainsi surveiller la famille royale, qui semble être l’objet d’une menace. En effet, le frère de Georgie a été grièvement blessé sur un piège, et d’autres membres de la famille royale sont victimes d’étranges « accidents ».
Comme dans les précédents tomes, je me suis un peu perdue dans les multiples cousins à divers degrés, mais j’ai retrouvé avec plaisir Belinda l’effrontée ou encore Darcy – même si j’espère que l’auteure fera progresser un peu plus rapidement l’inévitable histoire d’amour entre Darcy et Georgie.
Robert Laffont, 360 pages, 14,90€
Une fois n’est pas coutume, avant de vous parler de l’histoire, j’ai envie de vous parler de la comédienne qui prête sa voix à la lecture de ce roman, à savoir Marie du Bled. Pour les textes écrits en français, vous le savez, j’ai un plaisir particulier à écouter les auteurs lire eux-mêmes leurs écrits. Ici l’auteure étant américaine, c’est une comédienne française qui prête sa voix – et quelle voix ! J’ai écouté beaucoup de livres audio et rarement j’ai trouvé une voix aussi bien adaptée pour incarner le personnage principal et donner juste par son timbre toute une ambiance à cette écoute.
Les sagas familiales ont quelque chose de passionnant, et celle des Guerlain n’échappe pas à la règle. L’histoire commence avec Pierre-François-Pascal Guerlain, qui a créé sa propre parfumerie à une époque (1828) où le parfum était vu davantage comme un remède d’apothicaire (pour se frictionner) que comme un luxe ou un plaisir pour les sens. Le début du livre est particulièrement intéressant en ce qu’il décrit cette « révolution » que Guerlain, comme quelques autres, perçoivent dans l’évolution de la société, et dans l’orientation nouvelle qu’ils vont donner à la parfumerie, changeant ainsi la représentation et l’usage que l’on fait du parfum.
La mort a ceci de paradoxal qu’elle peut parfois rapprocher. C’est ce qui arrive à Isabelle et Camille. Depuis que Arnaud est mort, Isabelle son ex-femme et Camille sa mère ont repris contact. Mieux : puisqu’elles s’appréciaient avant le divorce d’Arnaud et Isabelle, elles vont réapprendre à veiller l’une sur l’autre.
Je me souviens avec précision avoir lu l’an dernier, exactement à la même époque, un autre livre de la même auteure, « Les gardiennes du silence ». Me revoilà donc cette année avec un autre livre entre les mains, même saison, même auteure, même style de couverture – celle-ci est particulièrement jolie d’ailleurs.
Finn est la baby-sitter de Amabel, la petite-fille d’un célèbre sénateur américain, Jim Martin. Si le passé de Finn n’est pas très clair, elle n’a pourtant eu aucun mal à se faire embaucher et fait désormais presque partie de la famille. Elle est aussi la petite-amie de Bryant, le bras droit du sénateur Martin.
Ne vous fiez pas à la couverture, Noël ne sera qu’un prétexte pour donner un contexte au début de l’histoire, mais contrairement au « hors collection » « Le Noël d’Agatha », l’intrigue s’éloigne vite des festivités de décembre.
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Ce qui devait arriver, arriva : après avoir divorcé d’Agatha, puis cherché sa voie dans un monastère, James Lacey a décidé de se remarier. Cette fois-ci, l’heureuse élue est une toute jeune femme, dont le physique est aussi avantageux que l’intelligence inexistante. Que peut bien lui trouver James, lui le féru d’Histoire qui reprochait à Agatha de ne pas assez s’intéresser à ses recherches ?