S
ouvenez-vous : dans « Poulets grillés », puis dans sa suite « Rester groupés », Sophie Hénaff nous faisait découvrir une bande de policiers pas comme les autres. Mis au ban de leur profession parce que alcooliques, poissards, joueurs… ils ont néanmoins prouvé dans leurs précédentes aventures qu’ils n’en restaient pas moins de bons enquêteurs.
Mais voilà que Eva Rosière, la célébrité du groupe et désormais scénariste, se retrouve mêlée à un meurtre : l’un des deux réalisateurs du film a été tué dans sa loge. Eva est la seule qui n’a pas d’alibi, et en plus elle avait un mobile !
Alors que Anne Capestan la capitaine du groupe des « poulets grillés » profite avec délice de son congé maternité, elle est obligée de revenir aider son équipe à sauver Rosière – enfin, si celle-ci est vraiment innocente…
Forcément après deux premiers tomes très réussis, il n’est pas évident de tenir la barre sur le troisième. J’ai beaucoup moins ri que dans les deux premiers tomes, j’avais oublié aussi certains personnages – ou plus précisément, j’avais oublié qu’ils étaient aussi nombreux. J’avais gardé un si bon souvenir des deux premiers tomes que j’ai été déçue… Heureusement les personnages restent attachants, le changement de décor (le plateau de cinéma) donne un autre élan, et le moment de lecture reste très agréable.
Albin Michel, 320 pages, 18,50€
Maylis de Kerangal a indéniablement cette capacité à réinventer son écriture dans toutes sortes de défis, d’aborder des thèmes variés, d’emmener le lecteur dans des univers qui n’ont rien à voir d’un livre à l’autre. Chaque texte est dès lors une découverte, même si le fil rouge reste bien sûr cette écriture si caractéristique, hachée, comme mue par une urgence à dire les choses, et ces reformulations qui font sonner certaines phrases comme des hésitations à nommer les événements par une unique tournure.
Il m’a suffi de voir une seule planche de cette BD pour être séduite et pressée de découvrir la BD au complet. Et je n’ai pas été déçue, bien au contraire !
Il
J’avais gardé un sentiment mitigé du premier tome de la série « Son espionne royale… » mais j’avais décidé de laisser sa chance au deuxième tome.
Alors que leur mère a disparu depuis longtemps, deux sœurs se retrouvent au chevet de leur père vieillissant, qui vient de faire un malaise.
Je n’ai jamais visité le « Palais idéal » du facteur Cheval, mais je connaissais les grandes lignes de l’histoire de cette construction faite de cailloux amassés au fil des années par un facteur.
1932. Lady Georgiana, « Georgie » pour les amis, est la sœur du duc de Glenn Gary et Rannoch, et accessoirement trente-quatrième dans l’ordre de succession du trône d’Angleterre. Aucun risque qu’elle soit amenée à régner, et en plus la pauvre Georgie s’est vue couper la rente que lui versait son frère – à vingt-et-un ans, elle devrait être mariée. Mais Georgie ne veut pas accepter n’importe quel mari, fût-il conseillé par la Reine elle-même…
L’anglais ne restitue pas complètement dans le titre l’étendue du récit, puisqu’il ne parle pas d’une seule Mrs Hemingway, mais de plusieurs. En tout cas, une chose est sûre : c’est un roman qui rend hommage aux femmes de l’écrivain – tandis qu’Hemingway n’en ressort franchement pas grandi ! Homme instable, marqué par la guerre mais surtout incapable de préserver la femme qu’il aime, il passe sa vie à tromper ses femmes successives. Il leur impose des trios amoureux destructeurs, profite de ses voyages pour mener une double vie, et laisse derrière lui des drames et des coeurs brisés.
En 1919 à La Nouvelle Orléans sévit un meurtrier sanguinaire sous le surnom de « Tueur à la hache ». Si La Nouvelle Orléans est connue pour son ambiance festive et ses airs de jazz qui rythment les soirées, elle l’est alors aussi pour son fort communautarisme. Blancs, créoles, italiens mafieux, s’accusent mutuellement de compter parmi leurs rangs le mystérieux tueur à la hache.