Le fameux douzième coup de minuit est évidemment très romanesque. Tant pis si l’ambiance est un peu galvaudée, j’ai une fois de plus apprécié cette enquête de Miss Silver.
Cette fois-ci, c’est une trahison familiale qui est au coeur de l’intrigue. James Paradine, patriarche d’une riche famille d’industriels, profite du réveillon du nouvel an de l’année 1942 pour annoncer à sa famille réunie que l’un des invités a trahi sa propre famille. Serein mais déterminé, il dit connaître le coupable et attendre dans son bureau que celui-ci vienne se confesser avant minuit.
La suite, vous l’imaginez facilement : James Paradine va être retrouvé mort. Alors, qui est le traître dans la famille, qui a préféré tuer le patriarche plutôt que de voir son nom traîné dans la boue ?
Engagée par un membre de la famille, Miss Silver s’installe dans la demeure où vit une partie de la famille. Elle va ainsi faire connaissance avec les beaux-enfants de James Paradine, avec sa sœur possessive et la fille adoptive de celle-ci, avec les cousins, le secrétaire que tout le monde déteste, bref avec toute une galerie de personnages dont aucun n’a l’air très serein…
Il y a quelques fausses pistes données en pâture au lecteur, mais aussi des gros indices qui mènent à la résolution de l’intrigue. Pas de gros twist au moment de la révélation finale, mais la lecture reste plaisante et distrayante.
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Situer une intrigue policière dans un immeuble est toujours une idée qui apporte de nombreuses ficelles narratives à un auteur. Prenez l’immeuble Vandeleur House, par exemple. On y croise une commère, une jeune veuve, un vieux couple, une blonde séduisante, une fille trop obéissante, un gardien qui ne se mêle de rien… Autant de personnages à qui il peut arriver mille et une histoires, qui se croisent à peine dans un ascenseur, et qui pourtant vont tous être impactés par un meurtre commis dans l’immeuble.
Surprendre le lecteur et l’entraîner dans un univers différent d’un livre à l’autre : voici un talent dont peut se vanter Laurence Labbé. J’ai déjà lu plusieurs livres de cette auteure, et je me laisse surprendre à chaque fois par son univers, tantôt décalé ou humoristique, tantôt poétique, mais toujours plein de sensibilité. 
Si certains romans portent une histoire, d’autres portent une ambiance. C’est le cas pour cet étonnant premier roman. Bien que le roman soit court (moins de 150 pages), j’ai eu l’impression de traverser (en partie) un pays, historiquement et géographiquement.
Avec ce dernier titre s’achève la « Trilogie de Corfou », qui m’aura accompagnée pendant le confinement et même un peu au-delà. Voici trois ouvrages dont je n’oublierai pas de sitôt l’ambiance ensoleillée (par le climat) et joyeuse (par cette famille tellement loufoque).
Voilà, je suis addict, après la lecture des trois premières aventures de la détective Miss Silver, j’ai eu envie de continuer…
On ne se rend pas toujours compte, en démarrant une lecture, de l’impact qu’elle pourrait avoir sur un plus long terme.
Une fois n’est pas coutume, toute l’équipe du Commissaire Dupin a décidé de s’octroyer une petite sortie récréative. Leur destination ? La forêt de Brocéliande. Si Nolwenn et Le Ber, les fidèles de Dupin, ont une connaissance assez précise des légendes arthuriennes, ce n’est pas le cas du Commissaire. Pourtant il va se retrouver bien malgré lui au coeur d’une intrigue où les débats autour du mythe d’Arthur agitent les esprits.
J’ai un souvenir très plaisant d’une mini sérié télévisée inspirée de la « Trilogie de Corfou » de Gérald Durrell, et les trois tomes de cette histoire familiale un peu déjantée m’attendaient depuis plusieurs mois.