Il m’a suffi de voir une seule planche de cette BD pour être séduite et pressée de découvrir la BD au complet. Et je n’ai pas été déçue, bien au contraire !
Cette biographie de Zola est incroyablement bien dessinée, avec des aquarelles aux couleurs tantôt vives, tantôt plus douces, et des détails qui rendent les personnages très expressifs (allez voir les regards page 6 ou page 83 par exemple). L’histoire commence dans la jeunesse d’Émile Zola, qui vit encore chez sa mère et fréquente des artistes comme Cézanne ou Manet. Le mouvement impressionniste est en marche et fait scandale. Zola se rêve écrivain, et c’est la rencontre avec Gabrielle qui va l’aider à s’engager sérieusement et méthodiquement dans cette voie.
Les amours de Zola, mais aussi les lieux et les scènes qui inspirent ses romans, sont au cœur de cette BD qui s’achève après la mort de l’écrivain. J’aurais volontiers pris plus de temps sur certains passages qui sont traités un peu vite (notamment l’affaire Dreyfus et le rôle de Zola sont sans doute incompréhensibles pour qui n’a pas déjà des éléments historiques en tête). Une vie si riche aurait pu sans difficulté remplir deux tomes, et j’aurais lu le deuxième avec grand plaisir, tant cette BD est réussie.
C’est aussi une BD que l’on peut prendre plaisir à relire plusieurs fois, pour revoir les dessins et en regarder les détails de chaque planche. Pour un premier album, la jeune Alice Chemama qui signe les dessins frappe fort : on en redemande !
Dargaud, 116 pages, 19,99€
Il
J’avais gardé un sentiment mitigé du premier tome de la série « Son espionne royale… » mais j’avais décidé de laisser sa chance au deuxième tome.
Alors que leur mère a disparu depuis longtemps, deux sœurs se retrouvent au chevet de leur père vieillissant, qui vient de faire un malaise.
Je n’ai jamais visité le « Palais idéal » du facteur Cheval, mais je connaissais les grandes lignes de l’histoire de cette construction faite de cailloux amassés au fil des années par un facteur.
1932. Lady Georgiana, « Georgie » pour les amis, est la sœur du duc de Glenn Gary et Rannoch, et accessoirement trente-quatrième dans l’ordre de succession du trône d’Angleterre. Aucun risque qu’elle soit amenée à régner, et en plus la pauvre Georgie s’est vue couper la rente que lui versait son frère – à vingt-et-un ans, elle devrait être mariée. Mais Georgie ne veut pas accepter n’importe quel mari, fût-il conseillé par la Reine elle-même…
L’anglais ne restitue pas complètement dans le titre l’étendue du récit, puisqu’il ne parle pas d’une seule Mrs Hemingway, mais de plusieurs. En tout cas, une chose est sûre : c’est un roman qui rend hommage aux femmes de l’écrivain – tandis qu’Hemingway n’en ressort franchement pas grandi ! Homme instable, marqué par la guerre mais surtout incapable de préserver la femme qu’il aime, il passe sa vie à tromper ses femmes successives. Il leur impose des trios amoureux destructeurs, profite de ses voyages pour mener une double vie, et laisse derrière lui des drames et des coeurs brisés.
En 1919 à La Nouvelle Orléans sévit un meurtrier sanguinaire sous le surnom de « Tueur à la hache ». Si La Nouvelle Orléans est connue pour son ambiance festive et ses airs de jazz qui rythment les soirées, elle l’est alors aussi pour son fort communautarisme. Blancs, créoles, italiens mafieux, s’accusent mutuellement de compter parmi leurs rangs le mystérieux tueur à la hache.
Si j’aime autant la littérature, c’est pour vivre des moments de lecture comme celui que je viens de vivre avec « L’étrange histoire du collectionneur de papillons ». Je me suis fait piéger par ce livre comme un papillon dans un filet.
J’ai d’abord été attirée par la couverture colorée de Soledad Bravi, et aussi bien sûr par ce titre prometteur : « Vers la beauté ».