La lecture de la série des « Bennett » est un souvenir d’enfance et fait partie de mes madeleines de Proust littéraires, au même titre que « Le Club des cinq » ou, un peu plus tard, de mon premier Agatha Christie, déniché par hasard un après-midi d’ennui.
J’ai longtemps cherché à relire les « Bennett », édités à l’époque dans la « Bibliothèque verte » ; mais si la « Bibliothèque rose » publie encore « Le club des cinq » ou « Fantômette », le petit Bennett a disparu de la collection verte. J’ai fini par découvrir que Le Livre de poche jeunesse a réédité les deux premiers titres de la série il y a quelques années (merci à eux !!).
Ainsi me voilà relisant l’histoire de Bennett et de son ami Mortimer, tous deux pensionnaires d’un collège anglais du milieu du vingtième siècle. Les deux garçons, pas méchants pour deux sous, ont la fâcheuse habitude de se mettre dans des situations (gentiment) délicates. Et par leur incapacité à expliquer leurs erreurs, ils enveniment toujours les situations.
Bien sûr si vous avez plus de quatorze ans et que vous ne les aviez pas lus dans votre jeunesse, il n’est plus vraiment temps de les lire (enfin, après tout, si ça vous chante, c’est une gentille lecture réconfortante). En revanche, je ne peux que vous encourager à les faire découvrir aux jeunes lecteurs de votre entourage, garçons ou filles. Ils y découvriront le charme désuet de ces textes où les enfants guettaient un mandat pour toucher leur argent de poche, et où les directeurs d’école ne savaient pas taper à la machine…
Le livre de poche jeunesse, 5,90€
Mat est brocanteur. Il est marié, et après une adolescence tumultueuse, il est devenu un homme rangé. Mais il garde en lui une blessure jamais cicatrisée : il a perdu ses parents très jeunes, morts dans l’incendie de leur maison alors qu’il était en colonie de vacances.
L’auteur est veuf, depuis que la maladie a emporté sa compagne Emmanuèle, trop jeune, trop tôt. Ce texte est à la fois un témoignage mêlant les souvenirs communs et « la vie d’après ». C’est une déclaration d’amour, même les défauts de la femme aimée deviennent des qualités dans cet éloge funèbre très sentimental.
Au cours des derniers mois, j’ai eu plusieurs fois l’occasion de discuter avec des personnes dites « morningophiles », c’est-à-dire adeptes d’un réveil très matinal pour avoir le temps de profiter d’une activité – souvent le sport en l’occurrence. Se lever plus tôt pour mieux profiter de sa journée ? Pourquoi pas ! J’étais donc très curieuse de découvrir l’ouvrage initial qui a lancé cette « tendance ».
Pour commencer la lecture d’un journal d’une personne qu’on ne connaît pas (pardon à l’auteur), il faut en espérer trois choses :
Quel agréable livre que cet ouvrage consacré à la Mère Poulard, figure emblématique du Mont-Saint-Michel ! De la Mère Poulard, que sait-on vraiment ? Qu’elle faisait des omelettes, devenues avec l’agneau des prés salés un incontournable de la gastronomie locale ? Et à part ça… pas grand-chose.
Retrouver le commissaire Dupin est toujours un plaisir. J’ai l’impression de rendre visite à un lointain cousin parisien parti s’installer en Bretagne, et de parcourir ses nouvelles terres avec lui. Je l’imagine un peu en Columbo, et pourtant il n’y a rien dans le texte qui le décrit ainsi !
Rendre hommage à sa mère dans un texte de souvenirs est une démarche assez classique pour un auteur. La littérature ne compte plus le nombre d’œuvres qui y sont consacrées.
Ce livre s’ouvre sur une scène dramatique : lors d’une séance de dédicace, l’auteur perd la vue. Mais aussitôt, au lieu de se lamenter, et bien qu’inquiète, elle rebondit vers la vie. Elle part manger « des petits calamars frits ». Cette étonnante attitude est-elle symbolique du fil conducteur de sa vie, s’accrocher, résister aux blessures ?