Pour commencer la lecture d’un journal d’une personne qu’on ne connaît pas (pardon à l’auteur), il faut en espérer trois choses :
1) soit sa vie est incroyablement romanesque, et le journal sera plein de rebondissements
2) soit l’auteur saura sublimer la réalité du quotidien et rendre celui-ci poétique, sensible, amusant, etc
3) soit l’époque à laquelle il vit (ou la façon dont il place son journal dans l’époque à laquelle il vit) en fait un texte presque historique, ou sociologique.
J’ai arrêté la lecture de ce livre avant la centième page. Et croyez-moi, il est rarissime que j’abandonne la lecture d’un livre. Mais là, je n’ai pas du tout compris l’intérêt de ce livre.
Chaque journée est propice à quelques lignes, sur tout et n’importe quoi : une pensée généraliste sur la vie, une anecdote, une rencontre. Il n’y a aucun fil conducteur : sur une même page et trois journées différentes, on parle de Che Guevara, Confucius, et « Marie-Hélène et son amie Mireille ».
Autre exemple, la journée du 27 novembre (que je retranscris dans son intégralité) : « Je ne sais plus où j’ai vu cet homme assis sur une chaise en un lieu public. Il pouvait avoir une cinquantaine d’années. Des cheveux longs et en broussaille descendant sur la nuque, encadrant son visage. Une barbe rousse, légère et abondante, qui se poursuivait par une tresse allant jusqu’au sol. ». Une telle description, pourquoi pas, mais j’aurais aimé savoir pourquoi cet homme avait marqué l’auteur, à qui ou à quoi il lui fait penser. Mais non, rien. Alors, près de 400 pages d’une accumulation de courts textes comme celui-ci, désolée mais j’ai passé mon tour.
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Editions P.O.L, 384 pages, 19€
Quel agréable livre que cet ouvrage consacré à la Mère Poulard, figure emblématique du Mont-Saint-Michel ! De la Mère Poulard, que sait-on vraiment ? Qu’elle faisait des omelettes, devenues avec l’agneau des prés salés un incontournable de la gastronomie locale ? Et à part ça… pas grand-chose.
Retrouver le commissaire Dupin est toujours un plaisir. J’ai l’impression de rendre visite à un lointain cousin parisien parti s’installer en Bretagne, et de parcourir ses nouvelles terres avec lui. Je l’imagine un peu en Columbo, et pourtant il n’y a rien dans le texte qui le décrit ainsi !
Rendre hommage à sa mère dans un texte de souvenirs est une démarche assez classique pour un auteur. La littérature ne compte plus le nombre d’œuvres qui y sont consacrées.
Ce livre s’ouvre sur une scène dramatique : lors d’une séance de dédicace, l’auteur perd la vue. Mais aussitôt, au lieu de se lamenter, et bien qu’inquiète, elle rebondit vers la vie. Elle part manger « des petits calamars frits ». Cette étonnante attitude est-elle symbolique du fil conducteur de sa vie, s’accrocher, résister aux blessures ?
Depuis quelques années, le mot « camping » est régulièrement associé au film de Franck Dubosc, que l’on soit un adepte du camping avec ses places réservées, ses soirées, ses rituels… ou que l’on déteste ça pour les mêmes précédentes raisons.