Le monde souterrain, celui des gouffres et des grottes, est un monde fascinant qui réveille l’imagination. Se dire que, il y a une grosse centaine d’années, les spéléologues exploraient ces espaces à la bougie me paraît incroyable (et un peu fou, aussi).
En commençant cette biographie d’Edouard-Alfred Martel, spéléologue autodidacte, explorateur de dizaines et dizaines de grottes et gouffres de France et d’Europe (il a découvert, et étudié pendant des années, le gouffre de Padirac par exemple), je pensais lire un récit d’aventures. Ce que j’aime d’habitude dans ces biographies, c’est en particulier découvrir la jeunesse des héros, ce qui les a menés sur le chemin d’une vie extra-ordinaire. Je voulais lire ses étonnements, ses projets, ses succès et ses échecs.
J’ai donc été assez déçue par cette lecture, qui est moins le récit de sa vie qu’un récit assez technique et scientifique, porté par le regard d’un homme (Norbert Casteret), lui-même spéléologue, qui raconte les exploits de l’un de ses prédécesseurs. Il porte donc un regard admiratif sur lui, mais surtout un regard d’expert parfois décalé pour une lectrice novice comme moi.
La biographie se transforme assez vite en liste d’exploits et recensement des excursions. Les anecdotes sont plutôt intéressantes (sa rencontre avec un forgeron qui deviendra son co-équipier, son empoisonnement par une eau souterraine, qui alimentera par la suite de nombreux travaux sur la pollution des eaux souterraines, etc). Mais j’aurais aimé lire un récit moins décousu, plus axé sur sa vie de spéléologue et sa vie « à côté ».
A noter, les photos au centre du livre sont bienvenues et donnent chair à l’homme dont on lit l’histoire.
La Table Ronde, coll. La petite vermillon, 256 pages, 8,70€
Pour évoquer ce livre, je vais distinguer la forme et le fond.
J’aime bien quand les
Dans ma liste de livres à lire « un jour » figure depuis longtemps d’autobiographie de Simone Veil. Mais jusqu’ici je n’ai jamais réussi à me lancer dans cette lecture car la vie de cette femme, incroyable par certains aspects, est aussi marquée d’événements tragiques et en particulier sa déportation en 1944 avec sa mère et sa sœur.
Si les obsèques de célébrités sont aujourd’hui largement couvertes médiatiquement, il ne faut pas oublier que les adieux aux grandes personnalités ont toujours existé. Ainsi, lorsque Victor Hugo est sur le point de rendre son dernier souffle, c’est le Tout-Paris qui s’agite sous ses fenêtres. Journalistes, lecteurs, et même ses détracteurs, ne peuvent ignorer ce moment qui vient mettre un terme à une vie riche en œuvres et en engagements.
J’aime bien les biographies. Quelle que soit la personnalité qui en est l’objet, c’est toujours intéressant de découvrir le parcours d’une personne hors norme, de voir ce qui l’a construite, ses choix, les risques qu’elle a pris.
Sous titrée « Mon aventure à la tête de l’entreprise qui transforme la magie en réalité », cette autobiographie du PDG de Disney pouvait laisser présager quelques secrets, et raconter comment concilier la direction d’un immense groupe et le côté « magique » de son image de marque. C’est en tout cas tout cela que j’espérais en commençant la lecture de ce livre : entrer dans les coulisses d’un univers qui renvoie une image d’enfance et de magie, mais qui forcément est basé sur une grosse industrie.
Jean-Michel Guenassia est l’auteur du « Club des incorrigibles optimistes », dont je me souviens avoir apprécié la lecture il y a une dizaine d’années. Je n’avais rien lu de lui depuis cette époque, et c’est le hasard d’une offre promotionnelle du Livre de poche qui m’a permis de découvrir ce roman.
Pourquoi ai-je eu envie de lire ce livre ? Ce n’est pas seulement en raison de toute la publicité qui a été faite autour – j’y suis assez peu sensible. En revanche, l’idée de découvrir par un témoin direct les coulisses de l’institution qu’est la monarchie britannique m’a intéressée. Car derrière les dorures et les sourires de façade, il n’est pas difficile d’imaginer les complots, les désillusions, et l’envers moins rose du décor. Et comme, quand même, il semblait acquis que ce livre ne serait pas une ode à la monarchie, cela pouvait être de bon augure.
C’est le hasard le plus complet qui a mis ce carnet d’adresses entre les mains de Brigitte Benkemoun. Ayant acheté un carnet à un antiquaire, elle y a trouvé, glissé à la fin, ce vieux répertoire. Après enquête et croisement des noms qui y figurent, elle en déduit que sa propriétaire était Dora Maar.