Comme souvent lorsque j’apprécie des romans d’un auteur, je remonte progressivement dans son œuvre. C’est ainsi que j’ai découvert « Mourir sur Seine » de Michel Bussi. Dans ce roman policier, Michel Bussi nous fait découvrir la Seine côté Normandie, pendant l’Armada de Rouen en juillet 2008. Alors que des navires de tous pays s’apprêtent à défiler sur la Seine devant une foule considérable, un marin est assassiné.
Maline Abruzze, journaliste locale, mène sa propre enquête. Elle rencontre un ancien pirate, et va découvrir que la Seine cache peut-être un trésor oublié, objet de bien des convoitises.
Tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment de lecture : le suspense, le mystère autour d’un trésor, et la Seine comme décor. Michel Bussi est décrit par son éditeur comme un « page turner » et c’est exactement ce que l’on ressent à la lecture ; impossible de se dire « je finis mon chapitre et je pose mon livre » car chaque chapitre se termine par une ouverture et relance le suspense. Malgré tout cela m’a parfois agacée (mais c’est peut-être ce qui construit le suspense), de même que certaines phrases un peu trop mélo à mon goût (« Toute sa vie elle s’en voudrait. Mais ce n’était pas de sa faute. Elle ne pouvait pas savoir»).
Enfin je ne me cache pas malgré cela d’avoir passé un bon moment de lecture, efficace comme je l’attendais avec un roman de Michel Bussi.
Editions des falaises, 476 pages, 9€
Dès les premières lignes, le décor est planté. Le Bleuet, l’Ortie et le Pissenlit sont trois habitants du village de Rieswihr en Alsace, village menacé par la construction d’un village vacances qui risque de défigurer le paysage et de bousculer la petite vie locale… Alors que le maire et le député s’affrontent sur le dossier, le Bleuet, l’Ortie et le Pissenlit partent en guerre contre ces constructions. Or le garde-champêtre est retrouvé mort. Simple accident ou meurtre lié au projet ?
Voilà ce qui arrive quand on lit une série de romans sans commencer par le premier : on finit par revenir en arrière. Donc pour ceux qui ont lu mes précédentes chroniques sur « Agatha Raisin enquête », je vous aide à vous y retrouver : cette chronique parle du deuxième tome, « Remède de cheval ». Agatha est déjà installée dans les Cotswolds ; elle a déjà craqué pour son voisin James Lacey, mais à eux deux ils illustrent parfaitement l’expression « fuis-moi, je te suis ; suis-moi, je te fuis ».
Si vous venez de temps en temps sur ce blog (merci, merci), vous savez que ma lubie littéraire actuelle est la série des « Agatha Raisin » de M.C. Beaton. Je me suis attachée à ce personnage, et moi qui aime les romans policiers « gentillets » – comprenez par là « sans description macabre ni scène angoissante », je suis servie. Si la collection est depuis peu traduite en français, les romans ont une bonne vingtaine d’années. J’ai commencé par le tome 3, et je rattrape maintenant mon retard en lisant le premier tome de la série – les romans sont suffisamment bien construits pour que cela ne soit pas gênant.
Souvenez-vous de l’épisode précédent : le lecteur avait quitté Agatha et James au plus bas de leur relation. Après l’annulation de leur mariage, le roman s’achevait par le départ de James pour Chypre.
Vous avez sans doute déjà vu l’une de ces séries où il faut attendre des dizaines d’épisodes avant que le héros et l’héroïne se décident à vivre leur amour ; et où à peine un épisode plus tard, on découvre que l’un des deux cache un secret, qui met en péril le charmant coupe qui a mis tant de temps à se former.
Acheté en même temps que « Concarneau, affaire classée », « Faites vos jeux » est le deuxième (et pas le dernier) roman de Firmin Le Bourhis que je lis. J’y ai retrouvé Phil et François, les deux « OPJ » (Officiers de Police Judiciaire) de la série. En un chaud mois de juillet, ils ont été détachés de leur commissariat de Quimper pour celui de La Baule.
Il y a des livres que l’on déguste comme des gourmandises. « Rester groupés », la suite du truculent « Poulets grillés » de Sophie Hénaff, fait assurément partie de ces pépites dont je voudrais faire durer le plus longtemps possible la lecture. En effet ce second opus est à la hauteur du précédent, et je n’ai pas boudé mon plaisir à sa lecture !
Parmi mes belles découvertes littéraires des dernières semaines, se trouve Firmin Le Bourhis. Je l’ai rencontré au Salon du livre de Paris en mars dernier. Contrairement à certains auteurs qui se cachent derrière leur table, lui n’est pas du genre timide, et interpelle les lecteurs qui flânent à proximité de son stand breton. Il est fier de montrer son impressionnante œuvre, déjà une trentaine de livres écrits depuis qu’il a pris sa retraite il y a quinze ans.
Agatha Raisin termine sa mission de consultante en communication et relations publiques, et s’empresse de rejoindre sa chère campagne anglaise. Après des années passées à Londres avec une vie active bien remplie, elle a désormais pris goût à la vie de village, les cafés entre voisins, et les activités associatives – pourvu que tout cela lui donne la distrayante occasion de résoudre des enquêtes, pour meurtre de préférence.