En démarrant cette trilogie, je n’imaginais pas à quel point cette lecture serait captivante et marquante – pour preuve, j’en parle chaque jour autour de moi, tantôt pour raconter une anecdote, tantôt pour partager des étonnements ou des interrogations.
Ce deuxième tome est étrangement intitulé « L’iglou » : je dis « étrangement » car je crois que le mot « iglou » n’est jamais mentionné dans le texte – l’auteur parle seulement de hutte, et il n’y a nulle référence à ce que j’imagine être un iglou, fait de blocs de glace. Qu’importe, Paul-Emile Victor est enfin arrivé au Groenland (1934). Il va y étudier la population eskimo, en ramènera des objets et des notes aujourd’hui en partie conservés au Musée du Quai Branly (après avoir été transférés du Musée de l’homme). Mais surtout, il va vivre avec ces hommes, ces femmes, ces enfants, partager leur quotidien.
Si le premier tome était intéressant car il montrait le cheminement vers la réalisation d’un rêve, ce deuxième tome est celui de la concrétisation. Très vite on comprend que Paul-Emile Victor ne peut être bien qu’ici. Quand il retourne à Paris après son expédition, il est en cage, dans un monde qu’il comprend moins bien que celui des eskimos
« Et ces tonnes de gens qui courent dans les rues, qui sautent dans les autobus et les métros, qui ne s’assoient que pour reprendre assez de force pour courir encore, sauter davantage avec pour seules pensées les fins de mois, le panier de la semaine, la coqueluche ou la diphtérie de leurs enfants ; pour seules joies, le gueuleton et le cinéma du dimanche et pour seul but « gagner leur vie » (c’est-à-dire la perdre) pour s’assurer la croûte et le toit. »
Alors il repart. Il traverse avec trois autres hommes le Groenland, puis se fixe dans un village pour un hivernage. Il s’y trouve une famille de coeur, auprès de Doumidia notamment.
Si son acclimatation ne semble pas poser de problème (sur l’alimentation, la gestion du froid etc), l’auteur ne cache pas ses craintes, lui qui a toujours été sujet au cafard, cette « petite bête grignotante », ni son angoisse récurrente de devoir un jour retourner dans son Jura natal pour reprendre l’usine familiale de pipes et être « le-fils-Victor- successeur de son père ».
J’ai refermé ce tome avec l’envie de démarrer aussitôt le 3e, mais aussi avec beaucoup de questions en tête ; en particulier, pourquoi est-il reparti du Groenland alors qu’il y était si heureux ?
Transboreal, coffret de 3 volumes
Ah le bonheur des « lectures doudou », ces lectures que l’on retrouve pour passer juste un bon moment ! Clairement cette série des « Enquêtes d’Hannah Swensen », dont j’ai lu trois tomes jusqu’ici, fait maintenant partie de ces lectures que je vois arriver sur ma PAL avec gourmandise (et pas seulement parce qu’il y est question de pâtisserie), à côté des « Agatha Raisin » et autres « Espionne royale ».
Alex Serra est inspectrice à Barcelone. Ecartée de son équipe à cause d’une bavure (qui restera assez bizarrement inexpliquée d’ailleurs), sa dernière chance de se racheter est de mener à bien une nouvelle enquête. Pour cela, elle doit élucider le meurtre d’un homme retrouvé mort avec les paupières cousues. Elle va devoir faire équipe avec un policier français.
Je suis très friande de sagas familiales, et j’avais hâte de démarrer la lecture de « La huitième vie ». Le fil rouge du roman est de retracer l’histoire d’une famille, à travers ses figures féminines emblématiques au fil des générations. L’histoire est racontée par une femme qui vit de nos jours et veut transmettre cette histoire familiale à sa nièce.
J’adore les romans de Pierre Lemaitre. J’ai découvert cet auteur avec ses polars, bien avant son prix Goncourt pour « Au revoir là-haut ». Depuis « Couleurs de l’incendie », roman qui m’avait subjuguée, je dis souvent que c’est mon auteur préféré.
Fin du XIXème si
J’étais assez intriguée par cette couverture sombre. Qui était donc cette femme au visage à moitié caché ? Très vite le début du roman nous éclaire sur ce point : Céleste Ibar, brillante policière réputée pour son excellence à mener des interventions, a aussi été une victime, et son visage balafré témoigne encore d’une agression qu’elle a affrontée.
Vous connaissez le plaisir que j’ai à lire la série des « Agatha Raisin », dont j’ai déjà chroniqué une bonne vingtaine de tomes. De la même auteure, j’avais testé la série des « Hamish McBeth », mais je n’avais pas accroché et je me suis arrêtée au deuxième tome.
Difficile d’écrire ma 24