Souvenez-vous de l’épisode précédent : le lecteur avait quitté Agatha et James au plus bas de leur relation. Après l’annulation de leur mariage, le roman s’achevait par le départ de James pour Chypre.
Ce nouveau tome des aventures d’Agatha Raisin éloigne donc le lecteur des Cotswolds anglais pour l’entraîner vers l’île de Chypre. Agatha, plus amoureuse que jamais, est partie à la recherche de James, laissant derrière elle son cottage au toit de chaume, son ami policier Bill Wong, et la femme du pasteur Mrs Bloxby. Pendant sa villégiature, elle rencontre un groupe d’Anglais – or l’une des membres est assassinée peu après. Fidèle à sa réputation, Agatha s’imagine déjà résoudre l’enquête. Mais, à moitié dépressive depuis le départ de James, elle s’agite comme un papillon sans que son enquête avance d’un iota. Dans aucun autre tome nous ne l’avions connue ainsi ! « Comme elle regrettait de ne pas être chez elle, à Carsely, avec une bonne vieille pluie anglaise tambourinant sur sa toiture de chaume, bien au chaud avec ses chats endormis au bout de son lit. »
Elle apparaît aussi plus sensible, semant quelques informations sur sa vie passé et son absence de maternité.
Je vous rassure, on retrouve heureusement tout ce qui fait le charme d’Agatha, ses gaffes, son autoritarisme, ses frasques et ses complexes. D’ailleurs le roman tourne surtout autour du personnage d’Agatha et de sa relation avec James, davantage qu’autour de l’enquête. Entre plage, restaurant et sieste, Agatha est décidément en vacances, ce qui fait de ce roman un livre parfait pour les vôtres !
Albin Michel, 288 pages, 14€. Traduit de l’anglais par Jacques Bosser.
Vous avez sans doute déjà vu l’une de ces séries où il faut attendre des dizaines d’épisodes avant que le héros et l’héroïne se décident à vivre leur amour ; et où à peine un épisode plus tard, on découvre que l’un des deux cache un secret, qui met en péril le charmant coupe qui a mis tant de temps à se former.
C’est un de ces livres qui apparaît décalé dès que l’on voit sa couverture.
« Port-des-vents », c’est un lieu atypique, rude, qui malmène ses habitants par son climat changeant et son vent, son fameux vent, mais qui paradoxalement ancre à jamais ses habitants sur cette terre si liée à la mer.
En ces périodes de forte chaleur, il est un bon réflexe : celui de rechercher l’ombre protectrice d’un arbre. Si, pendant votre sieste, vous levez le nez pour observer l’arbre au dessus de votre tête, vous aurez peut-être envie d’en savoir plus sur celui-ci. Avec « Le petit livre des arbres », le lecteur découvre l’histoire et les symboles associés à plus de soixante-dix arbres, des plus connus (le chêne, le platane, le marronnier …) aux plus inattendus (le santal, le sumac, le dragonnier…).
Qu’est-ce que la malentendance ? Beaucoup d’entre nous imaginent que ce n’est qu’un terme politiquement correct pour désigner la surdité. Le récit autobiographique de Mélanie Hamm met à mal cette interprétation et rétablit la réalité sur le quotidien des malentendants.
A la mort de sa femme Ada, Otto se remémore le quotidien qu’il a passé avec elle pendant des décennies, dans cette maison jaune d’un quartier animé et que l’on imagine ensoleillé.
Acheté en même temps que « Concarneau, affaire classée », « Faites vos jeux » est le deuxième (et pas le dernier) roman de Firmin Le Bourhis que je lis. J’y ai retrouvé Phil et François, les deux « OPJ » (Officiers de Police Judiciaire) de la série. En un chaud mois de juillet, ils ont été détachés de leur commissariat de Quimper pour celui de La Baule.
Il y a des livres que l’on déguste comme des gourmandises. « Rester groupés », la suite du truculent « Poulets grillés » de Sophie Hénaff, fait assurément partie de ces pépites dont je voudrais faire durer le plus longtemps possible la lecture. En effet ce second opus est à la hauteur du précédent, et je n’ai pas boudé mon plaisir à sa lecture !