Maylis de Kerangal a indéniablement cette capacité à réinventer son écriture dans toutes sortes de défis, d’aborder des thèmes variés, d’emmener le lecteur dans des univers qui n’ont rien à voir d’un livre à l’autre. Chaque texte est dès lors une découverte, même si le fil rouge reste bien sûr cette écriture si caractéristique, hachée, comme mue par une urgence à dire les choses, et ces reformulations qui font sonner certaines phrases comme des hésitations à nommer les événements par une unique tournure.
Dans « Un chemin de tables », la narratrice, amie d’un cuisinier, raconte le parcours professionnel de celui-ci, depuis le job trouvé par hasard jusqu’à cette vocation de créer des plats sans cesse renouvelés. Des cuisines les plus simples jusqu’aux tables gastronomiques, des tâches de commis jusqu’au plaisir d’être à la tête de son propre restaurant, le parcours de ce jeune chef franchit les étapes d’une carrière comme le lecteur franchit les chapitres. Le livre est court, presque trop d’ailleurs pour donner la pleine mesure du sacrifice et du temps passé derrière les fourneaux, ce sacerdoce de la cuisine faite pour ravir les papilles des autres. J’aurais aimé d’ailleurs salivé davantage devant des menus et des produits cuisinés avec cet amour si particulier. Ce n’est pas le livre le plus marquant de l’auteure, mais une petite parenthèse agréable, comme une mise en bouche.
Folio, 112 pages, 6,20€
Il m’a suffi de voir une seule planche de cette BD pour être séduite et pressée de découvrir la BD au complet. Et je n’ai pas été déçue, bien au contraire !
Il
J’avais gardé un sentiment mitigé du premier tome de la série « Son espionne royale… » mais j’avais décidé de laisser sa chance au deuxième tome.
Alors que leur mère a disparu depuis longtemps, deux sœurs se retrouvent au chevet de leur père vieillissant, qui vient de faire un malaise.
Je n’ai jamais visité le « Palais idéal » du facteur Cheval, mais je connaissais les grandes lignes de l’histoire de cette construction faite de cailloux amassés au fil des années par un facteur.
1932. Lady Georgiana, « Georgie » pour les amis, est la sœur du duc de Glenn Gary et Rannoch, et accessoirement trente-quatrième dans l’ordre de succession du trône d’Angleterre. Aucun risque qu’elle soit amenée à régner, et en plus la pauvre Georgie s’est vue couper la rente que lui versait son frère – à vingt-et-un ans, elle devrait être mariée. Mais Georgie ne veut pas accepter n’importe quel mari, fût-il conseillé par la Reine elle-même…
L’anglais ne restitue pas complètement dans le titre l’étendue du récit, puisqu’il ne parle pas d’une seule Mrs Hemingway, mais de plusieurs. En tout cas, une chose est sûre : c’est un roman qui rend hommage aux femmes de l’écrivain – tandis qu’Hemingway n’en ressort franchement pas grandi ! Homme instable, marqué par la guerre mais surtout incapable de préserver la femme qu’il aime, il passe sa vie à tromper ses femmes successives. Il leur impose des trios amoureux destructeurs, profite de ses voyages pour mener une double vie, et laisse derrière lui des drames et des coeurs brisés.
En 1919 à La Nouvelle Orléans sévit un meurtrier sanguinaire sous le surnom de « Tueur à la hache ». Si La Nouvelle Orléans est connue pour son ambiance festive et ses airs de jazz qui rythment les soirées, elle l’est alors aussi pour son fort communautarisme. Blancs, créoles, italiens mafieux, s’accusent mutuellement de compter parmi leurs rangs le mystérieux tueur à la hache.
Si j’aime autant la littérature, c’est pour vivre des moments de lecture comme celui que je viens de vivre avec « L’étrange histoire du collectionneur de papillons ». Je me suis fait piéger par ce livre comme un papillon dans un filet.