Plusieurs éléments étonnent quand on a ce livre entre les mains.
Tout d’abord son format allongé et son élégante couverture en papier cartonné en font un joli objet, plutôt inhabituel, qui se démarque des autres formats de livres. Sans nom d’auteur, seule la mention « roman coréen » donne au lecteur un premier indice pour situer l’univers de ce livre.
Une autre mention étonne, celle de la collection : « La Bibliothèque secrète de Régine Deforges ». La préface est alors indispensable pour mieux situer cette collection, des rééditions de la collection d’une bibliophile (qui en possédait cent mille!) – et notons au passage que la préface est un joli témoignage d’amour d’un fils à sa mère.
Le roman, sinon, est une histoire d’amour assez classique entre la jeune Tchoun-Hyang (littéralement « printemps parfumé ») et I-Toreng, fils de bonne famille. Presque du boulevard, avec le père un peu tyrannique, la vieille entremetteuse, les amoureux qui se font des promesses qu’ils ne peuvent tenir… rien d’original, si ce n’est le cadre, cette Corée pas vraiment datée et que je n’ai pas l’habitude d’avoir comme décor à mes lectures. Là encore, la préface du traducteur est indispensable pour comprendre le cadre, et les mœurs coréennes.
Autour d’un texte classique, ce livre est un joli objet, et une démarche étonnante qui séduira ceux pour qui « avoir une bibliothèque » est un signe de reconnaissance, comme d’autres se reconnaissent autour d’une bonne cave.
La bibliothèque secrète de Régine Deforges
En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon. Derrière cette statistique, au-delà des chiffres qui alertent, il y a une réalité de violences quotidiennes pour de nombreuses femmes.
Nombreux sont les Français qui se rêvent écrivains. Un récent sondage (*) l’a encore montré : 53 % des Français ont déjà eu envie d’écrire un livre ou ont écrit un livre.
Chaque année les éditions Pocket publient un recueil de nouvelles en faveur des Restos du coeur (1 livre acheté 5€ = 4 repas distribués). 13 auteurs sont invités à écrire une nouvelle, cette année sur le thème de « la fête » : Philippe Besson, Françoise Bourdin, Maxime Chattam, François d’Epenoux, Eric Giacometti, Karine Giebel, Philippe Jaedana, Alexandra Lapierre, Agnès Martin-Lugand, Véronique Ovaldé, Romain Puértolas, Jacques Ravenne, Tatiana de Rosnay, Leïla Slimani et Alice Zeniter.
Ce quinzième tome des enquêtes d’Agatha Raisin marque un tournant dans la série. Finies les enquêtes dans les pas de la police : Agatha lance sa propre agence de détective. Finies aussi les amours avec les voisins successifs du cottage d’à côté : c’est Emma Comfrey, une fonctionnaire à la retraite, qui s’y est installée.
Encore un nouveau voisin pour Agatha Raisin ! Cette fois-ci, il s’appelle Paul et est consultant en informatique. Si Agatha voulait se tenir éloignée de lui, elle ne peut pas résister à l’envie de participer avec lui à une chasse aux fantômes chez une vieille dame qui se plaint d’événements étranges dans sa maison.
Ce livre d’Elsa Triolet est une découverte pour moi, je n’avais pas connaissance qu’elle ait vécu et écrit sur Tahiti. Près d’un siècle après, il est passionnant de découvrir comment elle décrit ce qu’elle ne connaissait pas et qui fait partie de notre quotidien aujourd’hui : le lait de coco, un avocat,… Oui, ce livre est avant tout le récit d’une jeune femme, russe d’origine, qui a vécu en France métropolitaine, puis a suivi son mari à Tahiti. Dans ce livre, elle fait le récit simple de ses découvertes, de son acclimatation, et des peurs dont elle ne s’affranchira jamais totalement (la lèpre en particulier). Elle ne dit presque rien des raisons qui l’ont amenée ici, ni de comment elle a vécu la décision du départ. Elle dit très peu de choses aussi sur sa relation avec André son mari. Son récit est centré sur le quotidien, les autochtones, ses meubles, sa nourriture, les saisons, les logements…
Ce livre est un coup de poing émotionnel.
« Amis des mots » :