Roman

« Comment je n’ai jamais réussi à attraper le Père-Noël» de Laurence Labbé

Lisa Lachance vit dans la petite ville de Trou, entourée de parents quelque peu… « originaux ». Sa mère, en particulier, a le don de provoquer toutes les catastrophes possibles et imaginables. Avec elle, le quotidien est un risque permanent, et chaque sortie se transforme en parcours du combattant. Lisa est une petite fille intelligente et vive.… Lire la suite « Comment je n’ai jamais réussi à attraper le Père-Noël» de Laurence Labbé

Roman

« Le testament du Roc » de Denis Marquet

Quand j’ai commencé ce gros pavé de plus de 500 pages, je ne pensais pas que cette lecture me passionnerait autant. Imaginez que l’auteur a écrit une sorte de cinquième évangile : après celles de Matthieu, Marc, Luc et Jean, l’auteur nous propose le point de vue de Pierre. Rassurez-vous si vous n’êtes pas familier des… Lire la suite « Le testament du Roc » de Denis Marquet

BD

« Astérix et la Transitalique» de Didier Conrad et Jean-Yves Ferri

La sortie d’un nouvel album d’Astérix est toujours un événement. Je ne sais même pas qui les écrit ni qui les dessine (pardon à eux). Ainsi va la prestigieuse mais ingrate mission de poursuivre l’œuvre d’Uderzo et Goscinny. Souvent je n’aime pas les « nouveaux » albums autant que ceux de mon enfance. J’ai lu, relu, re-relu… Lire la suite « Astérix et la Transitalique» de Didier Conrad et Jean-Yves Ferri

Roman

« Ukumbusho» de Jackie Macri

Que j’aime ces livres qui ne ressemblent à aucun autre ! « Ukumbusho », c’est « la mémoire, ce feu allumé aux temps passés pour éclairer le futur », une mémoire que les anciens transmettent aux plus jeunes pendant les veillées. « L’aube ne passera pas la montagne » : alors qu’un volcan se réveille, un petit est secouru par la vieille Mandji.… Lire la suite « Ukumbusho» de Jackie Macri

Essai / Document

« La Grande Arche» de Laurence Cossé

Ce livre est passionnant. Voilà, si vous n’avez pas le temps de lire l’intégralité de ma chronique, au moins saurez-vous qu’il ne faut pas passer à côté de cet ouvrage. Retracer l’histoire de la Grande Arche de la Défense pourrait s’apparenter à écrire un ouvrage d’architecture. Or ce projet a vécu tant de rebondissements, de… Lire la suite « La Grande Arche» de Laurence Cossé

Roman

« La gloire des maudits » de Nicolas d’Estienne d’Orves

A Paris, dans l’après Seconde Guerre mondiale. Gabrielle Valoria vit avec son frère depuis le décès de leur père, exécuté après la guerre pour complaisance avec l’ennemi. Pas vraiment un collabo, mais ses amitiés troubles ont fait de lui un homme qui devait expier des fautes dans une France d’après guerre souhaitant faire table rase… Lire la suite « La gloire des maudits » de Nicolas d’Estienne d’Orves

Roman

« L’appartement témoin » de Tatiana de Rosnay

appartement témoinIl y a quelques années, j’avais lu (comme sûrement beaucoup d’entre vous) le best-seller de Tatiana de Rosnay «Elle s’appelait Sarah ». J’avais été assez déçue par ce roman, que j’avais trouvé trop prévisible – et peut-être aussi parce qu’on m’en avait dit trop de bien.

Depuis je n’ai pas lu d’autre roman de Tatiana de Rosnay, et c’est peut-être la lecture de « L’appartement témoin » qui va me donner envie de revenir davantage vers cette auteure.

Après vingt ans de mariage, le héros du roman divorce. Il faut dire que ses infidélités ont fini par avoir raison de son couple. Il emménage dans un bel appartement parisien, un loft lumineux où il se sent un peu seul.

Mais à plusieurs reprises, il ressent une drôle de sensation dans l’appartement… jusqu’à comprendre qu’il a des visions d’une précédente habitante de son appartement. Va alors commencer une quête pour comprendre qui est la femme de sa vision.

Flirtant avec le surnaturel, l’auteure réussit à ancrer quand même ses personnages dans un quotidien très réel. Rien de ce qui se passe dans ce livre n’est vraiment crédible, et pourtant tout a l’air si « normal ». Dans sa recherche d’une mystérieuse inconnue, le héros en profite pour faire son introspection et passer en revue toute sa vie (son mariage, son divorce, sa fille…) et nous offre aux passages de belles déclarations d’amour d’un père à sa fille.

S 3-3Le livre de poche, 320 pages, 6,10€

Roman

« La tour abolie» de Gérard Mordillat

tour abolie« Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé,

Le Prince d’Aquitaine à la tour abolie »

Si le titre du roman de Gérard Mordillat s’inspire du poème de Gérard de Nerval, le roman en lui-même n’a rien de poétique – bien au contraire.

La tour Magister est l’une de ces tours qui flirtent avec le ciel dans le quartier d’affaires de La Défense. Symbole de la puissance de l’entreprise qui l’occupe, c’est une tour où se côtoient tous les échelons de la hiérarchie, du PDG au trente-huitième étage, jusqu’aux secrétaires, en passant par les cadres moyens. Mais dans les sous-sols s’est organisée une vie parallèle , où des marginaux vivent près de junkies, et où des travailleurs pauvres habitent dans des voitures, près de malades psychiatriques. Ces deux mondes s’ignorent, même si certains se nourrissent des poubelles des autres.

Ce roman est d’une extrême violence : la violence est omniprésente dans la vie souterraines, où les habitants ressemblent à des animaux sans limite, vivant dans les immondices, torturant, broyant de leur folie tout ce qui les entoure ; mais la violence est aussi présente chez les « cols blancs » des étages supérieurs. Et les stratagèmes de conquête du pouvoir ne sont rien à côté de la déchéance morale des dirigeants qui vivent dans la luxure et le vice.

Je suis très partagée sur ce roman. En le lisant, j’ai souvent eu des haut-le-cœur, tant l’auteur repousse loin les limites de ce qui peut être raconté dans un roman. J’ai éprouvé le même malaise qu’à la lecture d’  « American psycho » de Bret Easton Ellis, que j’avais interrompue avant la fin. Cette fois-ci je suis allée jusqu’au bout de la lecture, même si l’accumulation de violence est de moins en moins supportable au fil des pages.

Néanmoins je reconnais à l’auteur une capacité à faire évoluer ses personnages dans un univers tantôt lisse tantôt glauque. Sa tour Magister est un monde en soi. Je retournerai peut-être, plus tard, vers cet auteur, en espérant le découvrir dans un texte moins sombre. Il faudra, d’ici là, que j’aie réussi à digérer celui-là.

S 2-3Albin Michel, 512 pages, 22,90€

Roman

« L’or de Canfranc » de Santiago Mendieta

or canfranc1980. Canfranc est une gare près de la frontière franco-espagnole, abandonnée aux quatre vents depuis bien longtemps. Thomas Azumendi s’y rend par curiosité, sur les traces de son grand-père aujourd’hui décédé. Il est journaliste, et a pris une année sabbatique pour renouer avec son histoire familiale. Ce qu’il ne savait pas en partant à Canfranc, c’est qu’il allait ouvrir la boîte de Pandore. En effet, il découvre que cette gare où a travaillé son grand-père a vu passer pendant la Seconde Guerre mondiale des convois ferroviaires chargés d’or.

D’où venait cet or, et pourquoi une certaine quantité disparaissait à chaque convoi ? Qui était au courant ?

Ce livre est bien plus qu’un roman historique. En partant de ce mystère autour de l’or de Canfranc, c’est une vraie enquête journalistique, complète, précise. Je suis habituée à lire des romans historiques très « romancés » ; ici le roman se veut très précis historiquement, et sur le fond et sur la démarche. Cela m’a un peu déstabilisée car je connais très mal (euh… pas du tout?) l’histoire de l’Espagne, et les figures des différents opposants ou partisans de Franco. Ce n’est pas inintéressant d’avoir cette approche dans le roman, mais c’est très pointu donc plutôt adapté à des lecteurs qui ont déjà un vernis (assez épais) sur le sujet. Pour moi qui suis novice sur le sujet, j’ai apprécié de « souffler » entre deux parties très pointues historiquement, pour revenir au quotidien d’enquêteur journaliste de Thomas Azumendi.

S 2-3Editions Privat, 284 pages, 18,25€