« Méfiez-vous de l’eau qui dort », dit le proverbe.
Méfiez-vous aussi de ces invisibles qui obéissent sans broncher, se dévouent à leur patron, ne comptent pas leurs heures, renoncent à leur vie familiale… un jour ils feront payer très cher leur dévotion s’ils se sentent trahis. C’est le cas de Christine Butler. Secrétaire dévouée, au service de la charismatique Mina Appleton, elle donnerait sa vie pour sa patronne. Elle est sa secrétaire, sa bonne fée, celle qui est capable d’écrire des lettres à ses enfants à sa place, et qui n’en demandera jamais gratitude.
Sauf que Mina Appleton, riche héritière d’un empire de la grande distribution, a commis une lourde faute… qui va lui coûter cher.
Formidable thriller psychologique, basé sur la relation inéquitable entre deux femmes que tout oppose (l’une aime la lumière, l’autre n’est efficace que dans l’ombre ; l’une est riche, l’autre modeste ; l’une a tous les pouvoirs, l’autre ne fait qu’obéir aux ordres), ce roman captive. Christine Butler a tout d’une femme de l’ombre, mais l’on sent dès le début du roman qu’elle va finir par faire voler en éclats le monde trop lisse et trop superficiel qui l’entoure. Quand, pourquoi, et comment, voilà ensuite toutes les questions que le lecteur se pose – et auxquelles je ne vous donnerai pas de réponse pour ne pas gâcher le plaisir de lecture de cet excellent roman. J’ai dévoré ce livre jusqu’à la dernière page, et le twist final très réussi. Précipitez-vous sur ce roman ! Quant à moi, je viens de noter que l’auteure avait déjà un autre roman psychologique à son palmarès (« Révélée ») : parions que je vous en parlerai un de ces jours sur le blog !
Fleuve noir, 400 pages, 20,50€
Ce qui devait arriver, arriva : après avoir divorcé d’Agatha, puis cherché sa voie dans un monastère, James Lacey a décidé de se remarier. Cette fois-ci, l’heureuse élue est une toute jeune femme, dont le physique est aussi avantageux que l’intelligence inexistante. Que peut bien lui trouver James, lui le féru d’Histoire qui reprochait à Agatha de ne pas assez s’intéresser à ses recherches ?
Agatha est une ancienne pro de la communication. Alors quand son amie Mrs Bloxby lui demande de faire la promotion d’une kermesse pour augmenter la fréquentation de celle-ci, Agatha ne peut refuser. Son engagement n’est pas totalement désintéressé : à côté du pasteur et de sa femme, un certain George aux yeux verts est loin de laisser Agatha indifférente !
Bien avant de lire sa trilogie des « Enfants du désastre » (dont j’ai chroniqué sur ce blog «
Rose Bertin et Léonard sont deux personnages historiques qui ont fortement contribué à l’image de Marie-Antoinette – à son image de modernité, mais aussi à une certaine frivolité qui alimenta la moquerie et le désamour de son peuple. Lenormand a choisi de faire de la modiste et du coiffeur les héros d’une série de cosy mysteries.
Le fameux douzième coup de minuit est évidemment très romanesque. Tant pis si l’ambiance est un peu galvaudée, j’ai une fois de plus apprécié cette enquête de Miss Silver.
Situer une intrigue policière dans un immeuble est toujours une idée qui apporte de nombreuses ficelles narratives à un auteur. Prenez l’immeuble Vandeleur House, par exemple. On y croise une commère, une jeune veuve, un vieux couple, une blonde séduisante, une fille trop obéissante, un gardien qui ne se mêle de rien… Autant de personnages à qui il peut arriver mille et une histoires, qui se croisent à peine dans un ascenseur, et qui pourtant vont tous être impactés par un meurtre commis dans l’immeuble.
Voilà, je suis addict, après la lecture des trois premières aventures de la détective Miss Silver, j’ai eu envie de continuer…